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Le microblogage sur et en dehors du lieu de travail

Le microblogage sur et en dehors du lieu de travail

À propos de:

Ehrlich, K., Shami, N. S. (2010). Microblogging inside and outside the workplace. In Proceedings of the 4th International AAAI Conference on Weblogs and Social Media (ICWSM 2010), AAAI Publications.

Les rares études publiées sur le microblogage ont jusqu’à maintenant porté sur l’utilisation de Twitter, donc un outil public. Nous ne savons cependant encore que peu de choses de la pratique du microblogage sur le lieu de travail. C’est cette lacune que se sont efforcés de combler Kate Ehrlich et N. Sadat Shami, tous deux de l’IBM Watson Research Center dans leur récente étude sur le Microblogage sur et en dehors du lieu de travail.

Pour se faire, ils ont menés à bien une étude comparée d’un corpus de 5 387 messages de microblogues générés au cours de 4 périodes distinctes d’une semaine par un groupe de 34 employés d’IBM, utilisant à la fois Twitter et un outil interne, BlueTwit. Un intérêt tout particulier de cette étude était d’effectuer une comparaison dans les pratiques de microblogage celon que les modes de communication externes et internes, selon que les messages étaient visible par tout le monde, sur Twitter, ou uniquement destinés à un usage purement interne, sur BlueTwit. Cette étude quantitative a été accompagnée par une étude qualititative basée sur une série d’entretiens avec 25 des microblogueurs de l’échantillon en question et portant non seulement sur leurs motivations pour microblogger, mais sur les choix effectués pour déterminer si tel ou tel message serait posté sur Twitter ou plutôt sur BlueTwit.

Comme l’avaient déjà montrés les études précédents, le microbloggage permet de rester connectés avec d’autres personnes et d’engager de brèves conversations avec certaines d’entre elles, respectivement par la pratique des “messages status” et l’utilisation de messages dirigés vers quelqu’un (@). Toutefois, l’étude de Ehrlich et Shami suggère, en effet, que la pratique du microbloggage sur le lieu de travail présente d’autres avantages qui n’avaient pas été identifiés par les études précédentes. Ils insistent ainsi sur l’efficacité du microblogging pour la pratique du “crowd-sourcing”, en posant des questions et demander de l’assistance. Il accordent également une certaine attention à la pratique du retweeting, vecteur d’un partage des connaissances, et présente l’avantage d’offrir un mode de filtrage basé sur l’intelligence humaine.

Outre le texte de la communication, une présentation slideware sur le thème de celle-ci est également disponible, en anglais:

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